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A propos du Jumelage entre le Territoire de Belfort et les deux départements du Burkina Faso : les départements de Tanghin Dassouri et de Komki Ipala.
Les débuts
Le jumelage d'amitié et de solidarité entre le Territoire de Belfort et la région de Dassouri est né en 1982-1983 répondant à l'appel au secours d'un père blanc.
Le Sahel connaissait alors une longue période de sécheresse particulièrement dramatique, en comparaison avec la période actuelle qui n'est pas plus favorable du point de vue climatique mais
amélioré du côté de l'aide internationale. Une véritable mobilisation populaire a été déclenchée par le Secours Populaire et par Louis Lacaille dans notre département, relayés par nombre
d'élus, de municipalités, d'associations, d'écoles, de bénévoles et de donateurs individuels. Notre jumelage a plus de 20 ans. Au fil du temps, l'aide au développement a remplacé le secours
d'urgence des débuts et s'est portée sur le problème de l'eau, de l'éducation, de la santé et de l'artisanat.
Une nouvelle étape
En février 1995, un bilan de notre action a été réalisé. La nécessité de franchir une nouvelle étape est apparue pour rester en phase avec la complexité des
problèmes liés au développement et avec l'évolution politique du pays. Le Burkina Faso est l'un des pays d'Afrique qui a un gouvernement qui gouverne et une politique clairement définie et
appliquée, en particulier dans le cas qui nous concerne, dans le cadre de la politique de décentralisation.
Créer localement les conditions d'un développement durable élaboré par la population de chacun des quarante trois villages des deux départements de Tanghin-Dassouri
et de Komki-Ipala nécessitait de nouveaux moyens financiers et humains.
Le Conseil général du Territoire de Belfort, unanime, a décidé d'amplifier son aide pendant les cinq années à couvrir (1996-2001). L'annonce de ce soutien a permis
aux comités de jumelage belfortain et burkinabé
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d'envisager, dans le cadre de la Coopération décentralisée, la mise en œuvre d'un programme de développement local plus audacieux, de rechercher l'appui financier de nouveaux
partenaires : la Caisse Française de Développement qui vient de se transformer en Agence Française de Développement, le Ministère de la Coopération et de recourir aux services d'un opérateur de
terrain, l'A.F.V.P. (Association Française des Volontaires du Progrès)
Une approche de dévelopement local
L'approche « Développement Local », choisie par nos comités de jumelage, met en œuvre une démarche participative. Elle aborde tous les secteurs économiques et
sociaux et considère le dĂ©veloppement comme une prise en charge par des structures capables de se positionner en rĂ©els partenaires des intervenants extĂ©rieurs. Cette dĂ©marche repose sur la mise Ă
disposition d'un fonds de développement géré par des structures représentatives de l'ensemble des villages appelés Comités de Décisions. Elle exige une participation financière des villageois
initiateurs de l'action, proportionnellement aux coûts réels et selon un barème.
Le rôle de l'opérateur est d'intervenir en appui et en conseil. Cette action bien menée doit aider à l'émergence de structures représentatives et de leaders locaux
à même de gérer les ressources locales et d'engendrer une dynamique de développement durable et souhaitable, dans le cadre de la politique de décentralisation du pays.
L’organisation locale
Afin de responsabiliser au mieux les bénéficiaires, un montage institutionnel a été construit par les comités de jumelage belfortain et burkinabé et avec les
partenaires financiers. Ce montage comporte des comités villageois de développement, mis en place dans chaque village et des organes départementaux d'attribution des financements et de suivi des
projets qui sont les Comités de Décision.
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Il y a un comité de suivi par département, composé du Préfet, des comités de jumelage burkinabé et de celui de Belfort, du Conseil Général du Territoire de Belfort, de l'Agence
Française de Développement, de la Mission de coopération française, de l'A.F.V.P. et des représentants villageois des Comités de décision.
Le Comité de suivi définit la stratégie globale du programme, ses objectifs, finalités, axes prioritaires d'intervention, grille de financement... Les Comités de
suivi de chacun des deux départements se réunissent deux fois par an et traditionnellement dans le pays bénéficiaire.
De façon complémentaire à ce Plan de Développement Local, sont menées sur place, des
actions propres au comité de jumelage : envoi chaque année de containers de matériel, construction d'une bibliothèque pour les élèves et la population, mise en place d'actions d'animations en
direction de la jeunesse ...
Au Nord
Au Nord, dans l'aire urbaine, sont menées des actions de sensibilisation qui visent à favoriser les échanges: échanges d'amitié, échanges culturels, échanges de
savoir-faire.... C'est ainsi, que depuis quelques mois, le comitĂ© de jumelage belfortain a lancĂ© une opĂ©ration qui consiste Ă jumeler les quarante trois villages que nous soutenons au Burkina Ă
quarante trois villes ou villages du Territoire de Belfort. C'est l'occasion, pour cette population qui attend tellement en terme d'amitié et de reconnaissance, de nouer des liens qui permettront, peut
être, entre autres, de favoriser la formation des futurs élus qui seront mis en place dans les villages Burkinabé dans le cadre de la nouvelle loi de décentralisation.
C'est aussi pour nos villageois et en particulier pour nos enfants, l'occasion de développer des actions d'humanisme, de solidarité et de citoyenneté qui débouchent
sur une plus grande cohésion de nos cités.
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