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Le Plan de Développement Local mis en place en 1996, en collaboration avec le Conseil Général, pour la période 1997 / 2001, soit une durée de 5 ans, était un programme basé sur le fait que l’aide ne se faisait plus gratuitement, mais conditionnée à une participation de la population, à qui l’on demandait de définir elle-même ses besoins.
Composé de 3 volets (social, économique et agri-environnemental), le programme de développement local mené dans les deux départements de Tanghin-Dassouri et Komki-Ipala s’appuyait sur des points précis, correspondants aux réels besoins de la population..
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Ainsi, dans le domaine du social,la priorité était donnée à la construction de classes et de logements pour les maîtres, à la réalisation de puits de forages ainsi qu’à celle
d’infrastructures sanitaires, maternités notamment. Le volet économique visait au montage de projets individuels (boutiques, kiosques pour la restauration par exemple), à l’aide au maraîchage (en
favorisant l’émergence de groupements), au développement de l’élevage (grâce notamment à la construction de porcheries), ainsi qu’au soutien à differentes activité féminines (moulins à grains, presses à
karité, production de dolo, la bière locale).”
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Enfin, les mesures agri-environnementales visent à la protection des sols et de la nature par la construction de digues, de remblais, de bas-fonds ainsi que par des plantations.
En 1997, au cours d’une réunion, Andréas Korb (chargé de la coopération internationale au Conseil Général) disait : “Notre souhait, c’est que la gestion de toutes les
affaires communales soit le fait des burkinabé. Cela dépend évidemment du gouvernement du Burkina-Faso, et je crois que l’on peut être optimiste dans la mise en place d’une véritable décentralisation”
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Situation des investissements pendant la campagne 1996 / 1997
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Un exemple
En juin 1997, le projet de Mahamadi Derra a définitivement pris tournure avec l’achèvement de la construction du kiosque qu’il gère aujourd’hui à Tanghin-Dassouri. A 33 ans, Mahamadi propose à ses clients de la restauration, plats de riz, de spaghettis, omelettes, ainsi que du café et du thé. Ne possédant pas pour l’heure de réfrigérateur,il ne peut pas encore servir de boissons fraiches. Aidé par un employé,le jeune patron fait appel à des femmes du secteur pour la réalisation des plats cuisinés.
La construction et l’aménagement du kiosque ont coûté 255 700 francs CFA (386,25 euros), dont la moitié a été prise en charge par Mahamadi Derra et l’autre moitié apportée par le projet.
Mais attention..
Ce genre d’initiative est repris par de nombreux jeunes de la région et “la demande n’est pas élastique. Si trop de kiosques ouvrent, ils risquent de se faire
concurrence et, à terme, certains feront faillite” précisait alors Claire Kaboré (de l’Association des Volontaires du Progrès).
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Durant la campagne 1997 / 1998
Actions sociales : au nombre de 24. Le poste le plus important est la construction de logements d’instituteurs (8) et de salles d’hospitalisation (2). Deux puits à grand diamètre ont été mis en place et, entre autre, la réfection d’une école et la réparation d’un forage ont été menées à bien.
Actions économiques : l’équipement d’activités féminines représente les 3/4 de ces actions qui sont au nombre de 214. La construction de porcheries, de bergeries, de poulaillers, de boutiques sont également très importantes. Six motopompes ont été achetées.
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Action agro-environnementales : 39 sur 47 ont concerné l’achat de charrettes, favorisant ainsi l’agriculture, le déplacement des paysans et la vente des produits cultivés.
59 730 000 francs CFA ont été aloués pour le département de Tanghin-Dassouri (68 % des fonds ont été destinés aux actions sociales.
23 200 000 francs CFA ont été engagés pour le département de Komki-Ipala. Plus de la moitié a été utilisée pour les actions économiques
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